Rendez-vous

L'artiste dans la cité - débat samedi 18 juin 2011

Discussion philosophique
à la Fête des Thermopyles 2011

Rendez-vous à l’Espace Débat
à 15h
2-4 rue des Thermopyles, au fond de la cour, près des espaces cultivés
Paris 14è, Métro Pernety

L’intervention sera suivie d’un second débat, Urbanité et démocratie, à 16h15 avec Dominique Pagani

Sur la fête des Thermopyles :

Comme chaque année, la fête aura lieu dans la rue des Thermopyles et dans le “jardin des fêtes”. Préparée par des habitants du quartier et l’association Urbanisme & démocratie, elle vise à créer un moment convivial d’animations, d’information, de discussion et de détente. Il y aura de la musique, des débats, des contes, des chorales, un match d’impro, un atelier maquillage d’enfants, etc. L’entrée est libre, la participation également. Pour financer l’organisation de la fête, des billets de tombola sont en vente ; le tirage aura lieu le samedi en fin d’après-midi ; divers lots (la plupart offerts par les commerçants du quartier) sont à gagner. [...]

En savoir plus

 

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Scène

Agamemnon à la Comédie Française

Quant au jeu, disons d’abord que Clytemnestre poussait trop loin sa perte des nerfs. Que Cassandre n’allait pas du tout à cause d’un jeu excessif aussi. Qu’Électre n’allait pas trop à cause d’un infantilisme contraire à son statut et au rôle qu’elle est vouée à jouer dans la pièce qui porte son nom. Qu’un recours dramaturgique redondant faisait alterner les registres dans le jeu de plusieurs comédiens comme s’il se fut agi de personnalités étanches en eux. Que la mise en scène comprenait des éléments « modernisants » tendant à endommager le jeu à force de se substituer à lui, comme ce mur de fond laissant apparaître en relief géant les visages du chœur. Que le texte était débité à trop grande vitesse pour que nous puissions non seulement l’entendre en entier mais de surcroît ne pas être assommé par lui.

À grande vitesse, mais de manière virtuose, ce qui laissait se produire des espaces d’écoute parfois, comme lors du long et exceptionnellement dit monologue d’Eurybate, sur la bataille de Troie et le retour vers Argos. Nous pouvons alors remarquer que ce texte, suffisamment audible tout de même pour que nous puissions nous rendre compte de sa beauté et de sa richesse, nous a posé toutefois la question de son sens pour le public.

Quel sens pour la tragédie grecque ici avec ses enfants de dieux, ses conflits cosmiques et ses incestes inéluctables?

Pour répondre nous dirions qu’il faudrait reprendre le processus de mise en scène depuis le début, revoir tout le dispositif, et commencer de travailler par le sens. Lever la mise en scène à partir de là, au contraire d’ici où nous eûmes plutôt l’impression de voir les comédiens intégrer des peaux de personnages déjà suspendues, comme les rideaux, sur scène, en vêtements larges qu’il faudrait habiter en gueulant pour une « nouvelle » interprétation, une de plus.

Pour continuer la lecture de « Agamemnon à la Comédie Française »

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Cube blanc et boîte noire, Kant, Musique

C'est quoi l'esthétique ? (2) l'art contemporain contre Kant

À Éric Périer

L’art contemporain est, dans son principe, ségrégatif. Il se constitue sur la base d’une détermination structurale de la sensibilité — une détermination dont on a à peine fait l’histoire (un peu seulement, avec Art contemporain : le concept). Mais une détermination effective à travers la socialité du « monde de l’art », ou, pour l’écrire de manière plus précise, l’institutionnel de marché, étant entendu que cet institutionnel n’est pas réductible à des bâtiments en dur, ni même aux officiels occupant ces bâtiments. L’institutionnel de marché comprend toute personne liée dans son intérêt (dans tous les sens du terme) à la persévérance dans l’être de la production afférente.

La détermination de la sensibilité produit un partage du sensible qui, au strict niveau esthétique, c’est-à-dire en tant que faculté de ressentir, se caractérise par la réduction maximale du ressenti.

Certes, il peut être reproché à Kant d’avoir préparé le terrain en proposant une conception formelle du beau, ou, pour le dire autrement, une conception du jugement de goût pur, comme désengagement de tout ce que le jugement de goût contient de sensible. De ce fait, la proposition de Kant ne cesse d’osciller entre possibilité effective d’un tel jugement telle que son expérience en aurait été éprouvée, attestée (par lui) ; et thématisation du goût comme terme logique d’une tendance vers la pureté inatteignable comme telle dans l’expérience, toujours entachée de sensibilité. Avec Kant, le beau est un sentiment, dans le même temps que ce sentiment engage le corps le moins possible — c’est le désengagement maximal du désir dans le jugement de goût.

Pour continuer la lecture de « C’est quoi l’esthétique ? (2) l’art contemporain contre Kant »

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Art contemporain : le concept

Recension du livre Art contemporain : le concept

dans
CRITIQUE D’ART

3 RUE DE NOYAL
35410 CHATEAUGIRON
PRINTEMPS 11

Par LESZEK BROGOWSKI

Extrait :

…L’on comprend d’emblée que l’histoire sera mise à contribution, car aussi bien la notion d’art contemporain, que son contexte socio-idéologique, ont une genèse susceptible d’éclairer leur réalité présente, mais largement occultée.

Télécharger l’article : 2011-05-12, CRITIQUE_D_ART

Commander la revue

 

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Critiques anticipées

Critique anticipée : pourquoi je ne vais pas au Salon de Montrouge

Suite à la nouvelle, il y a quelques mois de cela, de la mise en place d’une équipe de critiques personnalisés pour coacher les artistes et traduire leurs travaux en langage courant, le Salon de Montrouge paraît comme une rampe à projectiles envoyés au hasard dans l’espace intersidéral. La question (la fameuse question posée par l’œuvre d’art?) devenant : lesquels entreront dans le champ gravitationnel de l’institution de marché, ou mieux, lesquels y atterriront en douceur ; mais qui, en tous les cas, n’a rien à voir avec la tranquille déambulation à vocation gustative.

Ni à la Monumenta au Grand Palais

Le caractère païen de l’invitation qui en a été donnée sur France Culture par son commissaire conduit à me détourner d’un culte qui ne me concerne pas.

Ni à l’exposition Rituels

Pas plus que ne séduit le caractère littéralement sectaire d’une exposition, dont (et on pourrait dire la même chose de la récente exposition Vaudou à la Fondation Cartier pour l’art contemporain) le titre implique de prendre acte du renouvellement assuré de la volonté d’ignorer au sein de l’institution de l’art romantique instrumental.

Pour en sortir, si besoin est, je vous recommande, si ce n’est encore fait, la lecture du livre Art contemporain : le concept.

Cela étant, après être allé voir, pour une étude en cours, l’exposition dédiée à Rembrandt et à la figure du Christ au Louvre, je visiterai prochainement celle, historique, consacrée à la Commune et vous en parlerai sous peu.

En savoir plus sur l’art romantique instrumental : une saison… à New York, sur Droit de Cités

Exposition Vaudou chez Cartier

Sur « Rituels » à la Fondation d’entreprise Ricard

Écouter la présentation de Monumenta (France culture)

Site du Salon de Montrouge

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Critiques anticipées antérieures

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Rendez-vous

art contemporain : le concept au festival Latitudes contemporaines

DOC-COL-11

Vendredi 10 juin 2011

Table-ronde au festival LATITUDES CONTEMPORAINES :
Dans le cadre du colloque « Quelle place pour l’artiste et la création artistique dans la société contemporaine? »

10h : Approche et statut esthétiques de la création contemporaine : re-définition du plaisir?

Carole Talon-Hugon (Professeur ; Département de Philosophie, Université de Nice – Sophia Antipolis), « Le jugement de goût n’est-il qu’esthétique ? »
Samuel Zarka (Conférencier ; Académie Royale des Beaux-Arts de Liège), « Concept en art, c’est-à-dire ? »

Discussion avec : Christian Rizzo, Mathilde Monnier, Luiz de Abreu
Modérateur : François Frimat (Président, Latitudes Contemporaines)
9 & 10 juin 2011, La Gare Saint Sauveur / Lille
Programme complet (pdf)

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Clouscard, Economie et politique, Entretiens, Hegel, Rousseau, Vidéo

« Que faire? » : valeur travail et valeur farniente

Une contribution invitée par Ingénierie du symbolique

Première partie : Nerval et Rousseau

Ou comment la nouvelle d’un poète mène à l’inconscient de la pensée économique

 

La suite sur Droit de Cités :

2 : le passage à l’état civil

Ou comment la philosophie pense l’anthropologie

3 : le partage du bonheur

…et ce que l’expérience esthétique en dit

 

Dominique Pagani
sur un débat liant sens et sensible, économie et esthétique.

À la réalisation : la librairie Tropiques

56 et 63 Rue Raymond Losserand, Paris 14e, M° Pernety

Agenda et éditions

librai2pm-vignette

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Cube blanc et boîte noire, Édouard Manet et contemporains

Le Monde publie "Manet au Musée d'Orsay"

Un article est sorti dans LeMonde.fr à propos de l’actuelle exposition Manet.

Son titre complet : « Manet au Musée d’Orsay : quelle modernité ? ». Son auteur : Nicolas Baudouin [1].

Si Manet eût connu par avance la teneur d’un tel compte-rendu de sa peinture, ma main à couper qu’il aurait cessé de peindre. Car l’auteur semble avoir regardé ses toiles non seulement avec des yeux d’aujourd’hui, il aurait été difficile de faire autrement, mais selon le filtre de l’esthétique standard en art contemporain.

Se substituant au spectateur, notre écrivant vient promptement appliquer les prérogatives de lecture de l’actuel art pompier sur la production esthétique d’il y a 150 ans — posant son regard pour « poser des questions », car, comme tu le sais lecteur, aujourd’hui, quelle œuvre d’art (contemporaine) ne « questionne »? ne trouve sa raison d’être dans le « questionnement » qu’elle propose (à la notion de différence, de répétition ou que sais-je encore)?

L’humour de la situation réside en ceci que Manet, ainsi que quelques autres (Monet et Degas notamment) est l’un des peintres les plus simplement évidents au regard du spectateur actuel, infiniment plus habitué par l’histoire de la photographie et du cinéma du XXème siècle, aux coupes de plans, renversements de perspectives et autres irruptions subjectives, que le chaland de 1863. Ce dernier, certes, pouvait être brusqué par les toiles de Manet, mais certainement pas celui d’aujourd’hui.

Manet a survécu à Fantin-Latour et à ses autres petits amis précisément parce qu’il a créé le regard actuel (comme Descartes crée la langue française pour des siècles dans ses Méditations). Vient notre écrivant, entendant faire comprendre au lecteur du Monde que le spectateur n’y verra rien. Il s’intercale entre le spectateur qui parcourt tranquillement l’exposition et le tableau, et dit : non, tu n’a pas compris. Suprême pingrerie du pouvoir culturo-politique, qui n’entend pas se faire damer ses prérogatives par un badaud, dont la « simple sensibilité » a été travaillée par près de deux siècles de romantisme et modernité. Le locuteur de l’esthétique standard produit alors un discours subterfuge, mais par lequel, on a toutes les raisons de le penser à la lecture du texte, il s’aveugle lui-même en prétendant éclairer l’autre.

Pour continuer la lecture de « Le Monde publie « Manet au Musée d’Orsay » »

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Cube blanc et boîte noire

Pourquoi les épées portent-elles des noms?

À propos de l’exposition L’Épée. Usages, mythes et symboles
au Musée de Cluny, Paris

Dans l’exposition, j’entends « l’épée est un prolongement du corps. » Mais au préalable, j’ai entendu « l’épée est personifiée, elle porte un nom, comme quelques rares autres objets, les bateaux, les chevaux (des objets?) ». Alors l’épée, personne ou prolongement de soi?

— L’épée est féminine. « Durendal » ou « Joyeuse ». Elle est prolongement mais féminin.

Si elle veille sur le chevalier, en dernière instance elle le dédouane de la responsabilité de sa propre mort. Mais si elle fait défaut, si le chevalier meurt, c’est bien lui qui meurt. La responsabilité n’est-elle pas partagée finalement? Et si l’épée fait défaut en décidant d’abandonner son protégé, n’est-ce pas que le chevalier a lui-même, en premier lieu, failli et suscité cet abandon?

L’épée a forme de croix, rappelant le Christ. Mais si elle est féminine, elle est donc proche de Marie, de la mère qui protège, dans le Christ. Cependant que dans la vie terrestre du chevalier, la Dame ou l’épouse est toujours Marie retrouvée. Le combat ayant lieu, Marie est passée dans la Dame, devenue l’alliée féminine, symbolisant dans l’épée l’idéal au nom duquel l’affrontement est mené.

Fonction féminine au côté, l’épée est consolation du chevalier, instaurée dans la fonction masculine de la guerre.

L’épée rend le combat possible, évanouissant la rivalité qui aurait pu se faire jour si elle eut été masculine. L’adversaire faisant face, c’est lui qu’il faut détruire. La destruction est médiatisée par l’ensemble masculin et féminin du chevalier à l’épée. Dans la victoire, l’épée fait valoir la croix en elle, donc le Christ. Le chevalier et l’épée se retrouvent, dans ce qui fut aussi bien le calvaire de la Croix, sublimé dans l’amour, lequel est encore dans le Christ et grâce au Christ ; autrefois et de manière mythique.

Ceci n’a constitué qu’une spéculation.

Je conseille, aussi, d’aller voir cette exposition.

L’Épée. Usages, mythes et symboles

28 avril 2011 – 26 septembre 2011

Site de l’exposition

Musée de Cluny – musée national du Moyen Âge

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Art contemporain : le concept, Conférences, Débats sur le concept d'art contemporain, Vidéo

Les thèses d'ART CONTEMPORAIN : LE CONCEPT présentes en galerie

Présentation publique du 15 avril à l a g a l e r i e (direction : Jean-Robert Franco)

27 rue de la Forge Royale, 75011 Paris

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