Poésie,
moderne,
modernisme,
dans un second moment des ébauches de définition ont été proposées pour ces mots. Une autre réserve doit être émise à propos du premier chapitre. Il y fut sommairement esquissée une filiation esthétique, largement identifiable dans le corpus d’une histoire institutionnalisée de la poésie tel que ce caractère en informe les schèmes de conception. Je propose d’interroger la continuité de cette filiation et le langage historique qui lui donne forme rétrospective. Les définitions provisoires des mots moderne et modernisme y concouraient.
Distinguer cette filiation peut occulter ce qui ne s’y conforme pas. Pourtant il y d’autres procès idiomatiques, d’autres sensibilités. En outre, l’idée de « filiation », qui permet de « filer » les auteurs ne va pas de soi.
A contrario, l’intérêt théorique des « filiations » (disons le ainsi pour le moment) consiste à faire émerger le caractère collectif d’un processus. Quoique le nom d’auteur, l’individu, vienne masquer ce caractère collectif. Vente, ego-identitarisme, culturo-mondain dissimulent ce fait du collectif.
Autre problème, les termes de « classe », « bourgeois », « petit-bourgeois »… il y a un risque de réductionnisme, de sociologisme. Le contre-carrer relève de la méthode génétique et structurale.
(Le terme de « bourgeois » serait à mettre en rapport avec les notions, positives, de « couche sociale », de « strate sociale », et un terme désignant la communauté, parfois l’ethnie, selon une teneur plus ou moins fantasmée. Notions d’inconscient et d’inconscient de classe doivent permettre de retrouver le procès des illusions.)






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