
Quoi qu’il se dise dans un processus de création en danse, ce qui est dansé ne s’y réduit pas. Partant de là j’imagine le décalage constant entre d’une part ce qui s’écrit et se dit en code (mu) et d’autre part ce qui se danse. A la longue, et tel que je l’imagine à vue de l’esprit, il se pourrait écrire une longue suite de formules, qui iraient en se complexifiant, intégrant même des facteurs non scriptibles à ce jour dans le code, des formules incompréhensibles parce que trop ésotériques, ou impraticables parce que trop fournies d’indications. Ce serait juste une sorte de jeu d’écriture à semblant mathématique. Ça ferait signe de science, ça ferait impressionnant.
Autre voie : il y aurait quelques formules, complexes selon le ou les danseurs les interprétant. Et il y aurait à nouveau, encore, toujours, cet excès des danseurs sur l’écrite formule. Une ou deux ou trois formules se succéderaient en danse selon une combinaison de danseurs à déterminer. Voir alors ce que les danseurs ajoutent, éventuellement décider de construire à ce moment là.
Je me souviens avoir écrit quelque part que quoi qu’il se dise dans un processus de création en danse, ce qui est effectué, dansé, ne s’y réduit pas. Ce qui repose (mu mis à part d’ailleurs) une question de code non? Ou de mise en œuvre d’une intention verbale. Ce qui croise d’emblée toute question de langue.
Là dessus mu intervient et c’est autre chose que ce rapport intention/effectuation. C’est une base plus autonome, comme partir à partir de rien d’intentionnel, sinon d’indications à porter dans un autre espace que le papier.






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