On peut douter 100 fois de la cohérence d’un geste qui consiste à « contester » par le biais d’un festival de rock (!), entre deux autres groupes beaucoup moins, si ce n’est pas portés sur quelque question politique que ce soit, et au profit des investisseurs (du festival, et du disque).
En fait, pour être conséquent, le groupe concerné devrait entrer dans une logique de diffusion (puisque c’est de cela qu’il s’agit) alternative de sa musique.
Pour RATM, on émet l’hypothèse que la possibilité de passer dans un gros festival tout en étant distribué par une major, c’était comme récupérer ce qui tâchait de les récupérer. Un point partout, balle au centre.
Donc tant qu’on a pas entamé la démarche de fabriquer et vendre autrement, on a pas commencé de trouver une solution. Et la musique demeure décompensation.
(On pense aussi qu’entrer dans cette autre diffusion a des conséquences esthétique — justement, ce ne peut plus être que décompensation.)
C’est le même problème avec System of a down.
