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Ce qui est montré dans ce film, si on place le caractère typique de ses personnages dans le contexte qui est le leur, ce qui est la moindre des choses, c’est la bêtise collective de trois gamines dans la société de consommation naissante.
Le fim est tourné et se passe dans les années 70. Ces trois personnages, Joelle, Carine et Caroline, sont, pendant la plus grande partie du film, interchangeables : rien ne les distigue au niveau du comportement.
Le personnage incarné par Bernard Menez est une carpette qui ne parvient pas à affirmer son désir face à ce qui se manifeste devant lui comme un être tricéphale, martyrisant, et impassible, auprès duquel lui manquent les atours de la séduction.
Il les rejoint, en effet, en vacances, sur la page, alors qu’elles sont parties passer quelques jours dans la maison familiale de l’une d’elles. Lui est cadre dans une entreprise, Joelle est son emloyée en temps normal. Dans ces vacances, il sera constamment leur souffre-douleur, jusqu’à ce qu’il cède et parte.
Avant cela, le groupe des trois éclate, au moment de l’irruption du personnage du belâtre, un skipper (celui qu’on voit dans la vidéo ci-dessus). L’une des filles s’intéresse à lui, qui séduira cependant l’une des deux autres, celle qui ne se sera justement pas laissée séduire de but en blanc (enfin, pour replacer la chose dans sa juste proportion, en fait, elle aura tenu tête à sa familiarité bon enfant un jour de plus que ses copines). Chacune des filles est alors en position par rapport au mâle : 1) ignorée (et blessée), 2) victorieuse, 3) indifférente. Cette cassure, arrivant tardivement, n’en est que plus nette.
L’indifférente se sera montrée elle aussi, singulièrement, dans un pleur, après le départ de Gilbert (le personnage joué par Menez). Ce qui existe hors de leur rire collectif agaçant apparaît, comme trois points singuliers, apposés, de loin en loin, durant 2h40.







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