
Main d’œuvres, Saint-Ouen
Aller jusqu’à une exposition (intitulée Opération tonnerre) dans un début de surburbio parisien, près d’un parc [1] devant la pyramide de Saint Ouen.
Un homme de dos dont on sent le visage levé face à un escalier court juché sur une botte de terrain semblant un sommet de colline vu que derrière, outre les arbres, il n’y a que du ciel.
Et un jeu qui semble drôle car vandale et subtil : une carte du monde apparaît (comme efféctuée au jet de pierre) dans la brisure de la peinture blanche d’un grand mur. (Une image en points noirs imprimée sur une plaque transparente appuyée dessous dans les gravats, est anecdotique.)
Puis tenter Tarfuffe (aux Laboratoires d’Aubervilliers). Une femme noire de taille moyenne portant chignon veste argent pull gris pantalon gris clair tournée droit vers le quai, une femme asiatique portant chignon une bande de cheveux partant du dessous de la nuque col roulant gris pâle veste seyante rouge (marquée Diesel de part et d’autre du buste) bande de peau pantacourt stretch bleu trois mini raies râpées sous chaque poche avant bande de peau bottines de cuir montant en laine plissée à talons.
Recontre.
DORINE : Vraiment, je ne sais pas si c’est un bruit qui part De quelque conjecture, ou d’un coup de hasard; (460) Mais de ce mariage on m’a dit la nouvelle, Et j’ai traité cela de pure bagatelle.
ORGON : Quoi donc, la chose est-elle incroyable?
DORINE :À tel point, Que vous-même, Monsieur, je ne vous en crois point.
ORGON : (465) Je sais bien le moyen de vous le faire croire.
DORINE : Oui, oui, vous nous contez une plaisante histoire.
ORGON : Je conte justement ce qu’on verra dans peu.
DORINE : Chansons.
ORGON : Ce que je dis, ma fille, n’est point jeu.
DORINE : Allez, ne croyez point à Monsieur votre père,
Il raille.
ORGON :Je vous dis…
DORINE : (470) Non, vous avez beau faire, On ne vous croira point.
Retour. Là, se dire que je peux dire que je ne sais pas dans quelle ville je suis. Un homme en conversation fume dissimulé derrière un large pilier rectangulaire à l’intérieur d’un café dont les parois-fenêtres ouvrent largement sur le dehors. Devant une voiture garée sur le bord de la chaussée, un jeune homme de dix-neuf ans peut-être, sorti par la portière avant gauche, met une claque puis une autre dans la tête d’une jeune femme de dix-neuf ans peut-être (qui semblait blaguer et sourire) portant béquilles jusqu’à ce qu’elle rentre par la porte arrière gauche. Il ferme derrière elle (elle est poussée par la porte), rentre à son tour, il y a la silhouette d’une femme au volant.
[1] I take a walk outside, i’m surrounded by, some kids at play, “Alive”, Pearl Jam 1991






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