Cliquer sur l’image pour accéder au site de Gildas Veneau.
Je reçois une lettre qui m’indique une date et un lieu de rendez-vous sur un plan schématique (que j’ai retranscrit ci-dessus) : Vendredi 22 h Place Vendôme. J’arrive sur la place qui est déserte à part deux ou trois vigiles loin à droite et peut-être quelques touristes au loin à gauche. Dans le coin de mon œil gauche une silhouette. Je tourne légèrement la tête et je n’ai pas besoin de voir son visage pour reconnaître Gildas Veneau en costume noir avec dans chaque main orienté vers le sol et oscillant dans la marche un immense bouquet de fleurs dans un papier vert sombre. Peut-être suis-je en retard, peut-être qu’il performe, alors je vais tout droit vers la croix indiquée sur le schéma. Il y a le rebord de l’entrée d’un parking sur lequel je m’assoie, me retournant. Gildas m’adresse la parole, tout est normal, nous attendons.
Il y a 7, 8, 9, 10 personnes qui discutent, deux portent des appareils photos, cela dure et j’entends un grand claquement. Je tourne le visage en disant à mon interlocuteur que peut-être “cela” commence. Il y a au loin deux silhouettes, un jeune homme et une jeune femme, tous deux de taille plutôt petite, tenant chacun l’un des bouquets. Ils avancent, l’un à côté de l’autre, on dirait un mariage. Il sont arrêtés devant nous, souriant, on ne sait pas s’ils jouent. Quelqu’un applaudit. Il y a de la joie. J’applaudis. Tout le monde applaudit. Il y a des flashs. Cela dure. Une forme sombre passe à notre droite, et s’échappe, un vélo. Une nuée de pages blanches explose en l’air dans un claquement, et elles tombent doucement.
Certains en ramassent. Je ne sais pas si c’est terminé. J’en ramasse une finalement, mais ne lis pas. Il y a du temps. Finalement je lis : il y a un dialogue de théâtre, Desdémone et Othello. C’était dit en bulgare (?) par les mariés (?). Je parle dans le petit groupe
dans le métro je dis au revoir, je suis seul, c’est terminé.

