


1) Parce que les expositions d’art contemporain ont tendance à montrer toujours la même chose.
2) Parce qu’en l’occurrence, c’est le cas : Jan Dibbets fait du Donald Judd :

mixé avec du Franck Stella :

mixé avec du Robert Smithson :

3) Parce qu’aller entre 9h et 18h au musée, c’est trop tôt.
4) Parce qu’aller voir de l’art dans un lieu dédié à lui et lui seul est une démarche archaïque [1]. A l’heure d’internet, il n’y a pas de raison que l’art (c’est-à-dire toute production expressément symbolique) soit mis en réserve dans un caisson blanc.
5) Parce que produire des pièces prétendues « art » du fait de leur conformité à un code de composition conçu il y a 100 ans par Kandinsky [2] et reposant sur l’agencement de composantes supposées « pures » du médium est inconséquent par rapport à ce qu’a pu signifier la production expresse de formes symboliques à d’autres époques aussi bien qu’aujourd’hui [3].
6) Parce que la visite de cette exposition suppose de consentir à la privatisation institutionnelle de marché d’un terme fétiche — « art » —, privatisation ayant pour enjeu existentiel d’enchâsser l’Absolu entre des murs tout en niant la réalité du procès de production.
Exposition Jan Dibbets : « Horizons »
Musée d’art moderne de la ville de Paris
[1] Hegel en parlait déjà, voir Phénoménologie de l’esprit, « La religion esthétique ».
[2] Du spirituel dans l’art.
[3] Sur ce sujet, voir texte sur la sculpture grecque et Beyoncé.






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