
C’est quoi danse et chorégraphie?
Du salsa au flamenco, en passant par toutes les expressions possibles et imaginables, c’est de la danse.
Cela étant, la « danse contemporaine » ressortit de l’autonomisation de l’art — c’est-à-dire de l’histoire de la mimesis à fin ludique [1] — qui est une expression spécifique de l’art.
Le codex Huygens est un ouvrage artistique et scientifique. Et il est surprenant ce point auquel les deux démarches se complètent. Or cette jonction n’est pas fortuite. Hegel, puis Marx, le remarquent : la science construit son objet. La médiation de la science à l’art peut être une technique de mimesis, comme chez de Vinci.
Aujourd’hui, la jonction est reconduite (cela a-t-il cessé un moment donné?). Mais pas vraiment comme il en est parlé dans des communiqués de presse.
L’autonomisation de la danse — faire de la danse un spectacle, celui de l’exaltation du corps féminin bondissant (et toutes ses variantes) ou celui du codage (et tous ses surcodages) — voudrait-elle aller dans le sens de la connaissance? Si c’est le cas, est-il justifié d’en fondre la démarche dans la black box institutionnelle, ou selon le white cube mental du culturo-mondain? Ne serait-ce pas là une caricature de laboratoire?
[1] Notre sujet ici n’est pas la reprise du projet baudelairien de l’Art pour l’art dans le « néoromantisme institutionnel ». Nous y reviendrons plus tard.






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