Scène

Gênes 01, de Fausto Paravidino, mise en scène Victor Gauthier-Martin

Proposer de voir un G8 sous l’angle du meurtre d’un manifestant par un policier : c’est toute une vision du monde que cette pièce veut exposer, par métonymie.

Qu’eut été proposée une reprise de la logique historique qui produit un G8, et la manifestation qui s’y oppose, au cours de laquelle le meurtre est un moment, d’accord. Mais que soit proposé un meurtre, à partir duquel la logique historique qui produit le G8 est induite selon le thème des puissants-assassins, non.

D’une logique à l’autre, c’est un positionnement qui s’est affirmé : on est passé de l’histoire dans le premier cas, à l’intuition dans le second. Du politique à l’émotionnel. Du sérieux des faits à la moraline.

A part ça, la mise en scène est impeccable. A ceci près qu’il est triste que la distribution définisse des « physiques » selon l’expressivité supposée de leur traits. La petite boulotte. Le brun proportionné. La grande mince et lunaire. Etc.

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