L’exposition propose une visite d’une collection privée d’esquisses et préparations retrouvées. De nombreuses petites pièces issues de préparations. De quoi nous souvenons-nous? Des sanguines de corps écorchés. Des paysages. Des peintures orientales. Des félins. Ce sont les thématiques qui président à l’accrochage dans l’ancien atelier du peintre.
Allons à l’essentiel, les pièces orientales. En quoi sont-elles le plus important? Il s’y montre deux Delacroix radicalement distincts : avant le voyage au Maroc, et après. Avant, c’est La mort de Sardanapale, une mythologie. Après, ce sont des peintures de petite taille non pas romantiques, c’est-à-dire proposant non pas des rotondes de couleurs diffuses illustrant une mythologie, mais des pièces sobres, montrant des hommes et des femmes dans leurs circonstances de vie au Maroc. Je me souviens surtout de situations militaires : des soldats en rang.
Le romantisme n’est donc que momentané. Et relatif à une relation à l’altérité, ou à la mythologie, et à une expérience de l’imaginaire, qui se dissipent avec l’expérience directe de ce qui fut autrefois imaginé. L’imagination ne semble avoir été qu’un moment, possible. Mais en retour, la sécheresse du réel impose de ne plus aller vers elle, au moins pour un temps.
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