Les locuteurs se parlent alternativement et leurs discours se succèdent comme deux récits privés.
Dans la culture de superstructure, le sujet reproduit le mode de production : l’entreprise.
C’est le subjectivisme de la conscience qui détermine le parcours. Le subjectivisme est lui-même déterminé par l’étymologie du sujet. L’étymologie est elle-même un produit, c’est le contexte historique et sociologique qui conditionne la biographie.
Une fois lâché dans la nature, le parcours du sujet est conditionné du côté de l’étymologie et du côté du contexte historique et sociologique dans lequel il se retrouve.
Puis le parcours du sujet est conditionné par l’impératif de survie (subsistance). La survie est médiatisée par l’échange de valeur contre les conditions de la survie (l’argent, qui donne toit, vêtement, nourriture).
Ce qui motive ensuite le parcours du sujet, c’est l’existence. Mais celle-ci est elle-même prise dans le mode de production : la concurrence.
La concurrence est d’autant moins féroce que le sujet est seul capable de fournir une valeur indispensable à celui qui lui donnera en échange les moyens de subsister/exister.
La concurrence est d’autant plus féroce que le sujet est moins seul capable de fournir une valeur indispensable à celui qui etc.
La concurrence est encore féroce lorsque la valeur proposée par le sujet est non indispensable à celui qui etc.
Ce dernier cas est caractéristique des médiateurs de la culture de superstructure, de la consommation frivole, ludique. C’est la concurrence mondaine qui organise l’espace professionnel. La concurrence conditionne alors l’expression du sujet comme originalité (ou singularité).
Exemple : « l’originalité (ou la singularité) du parcours » n’a de sens a être remarquée et valorisée par un employeur que du fait de la structure concurrentielle tacite du mode de production.
En contre-partie, le sujet doit trouver client pour la valeur qu’il médiatise sur ce marché du frivole, du désir.
Son parcours de fournisseur sur le marché du frivole est cependant conditionné par la place qui lui est échue au croisement de ses déterminismes et de la singularité des situations.
Dans ce contexte, ce qui peut être raconté, faire l’objet d’un récit, c’est le parcours effectivement original, singulier du sujet, mais comme expression du mode de production. Le récit est alors celui la réalité parcourue sous un certain angle. Ce sont les significations subjectives éprouvées durant le parcours qui sont ré-exprimées. Puis les récits s’alternent dans la conversation.
On sort de là par deux moyens :
1) la collusion des subjectivités dans une référence commune. Exemple : quand alternativement est raconté un film vu par les deux locuteurs. Mais cette collusion est relative : en fait, elle répète le principe de la singularité comme expression du mode de production et devient le compte rendu des impressions subjectives.
2) la construction en négatif du mode de production, c’est-à-dire selon un sens qui précède la subjectivité. Alors l’atome est un moment du récit et non le récit un moment de l’atome.






[...] Puis elle parle en accéléré, c’est un flot, à tout allure, puis pause. Bisou, bisou. On attend la reprise. En fait le comportement amoureux en café suit la logique du subjectivisme décrit ici. [...]