Scène

L'Epanchement d'Echo, de Daniel Dobbels

Je peux pas accepter que cette pièce ait lieu. Elle me dit qu’il est possible de manipuler sensiblement des corps et de les faire micro bouger. Il y a un vrai (?) art du ballet, quelque chose de simplement fort dans la construction des espaces, des moments et la mise en place des groupes. C’est dommage que le cadrage mette l’occupation de la scène en question.

Après avec Dobbels, il y a vraiment la notion de groupe qui est éminemment à l’œuvre. Quelque chose d’égal et d’à la fois totalement singulier selon chaque individu sur scène. C’est pour cela que c’est assez subtil. Comme ils se positionnent ensemble et que ce qui se démarque n’est pas ostentatoire ; d’ailleurs, on peut se demander comment le choix de l’accentuation sur un danseur puis l’autre est fait.

Ensuite il y a un autre aspect chez Dobbels, c’est que contrairement au genre d’esthétique des années 2000 dans lesquels les regards des spectateurs sont invités à remplir le vide ou le blanc, ici il s’énonce que les moments doivent s’enchâsser dans la maîtrise de l’espace et du temps scénique.

C’est un art qui dit qu’il faut accepter qu’il y ait de l’art. Qu’il faut accepter qu’il y ait du langage chorégraphique et qu’il faut le connaître, parce qu’à partir de lui il y a toutes les épaisseurs et les tensions qui s’formulent.


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