Idéologie

L'idéologie du désir avec Bernard Stiegler

Une limite de son travail est écrite dans ce passage de Clouscard :

Ici, on ne fera que rappeler les deux propositions fondamentales du gauchisme (à la Marcuse). Le prolétariat se serait vendu au système pour un plat de lentilles : la participation à la société de consommation. Pour consommer, il aurait abandonné son messianisme politique. N’insistons pas sur ce thème, ses variantes sont infinies. Ne résisterait encore à ce processus d’intégration qu’une élite intellectuelle qui, à l’aide des maîtres du soupçon – Nietzsche, Freud – opposerait l’authenticité du désir à la mercantilisation généralisée. La réponse à cette idéologie du désir n’est autre que ce constat élémentaire : si la classe ouvrière accède aux biens de subsistance, elle ne fait que subsister, elle ne consomme pas ! Elle accède aux biens nécessaires et suffisants mais non à la consommation du surplus. Elle subsiste et utilise. Elle ne fait qu’accéder aux équipements collectifs et des ménages, grâce aux lois sociales. Est-ce que l’on consomme un frigo ? Non, mais ce qu’il y a dedans.

Nous le développerons.

Source : http://netx.u-paris10.fr/actuelmarx/m4clous.htm

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